GNOME 3 en sept questions : Différence entre versions

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Mais l’intérêt le plus visible de ces nouvelles notifications réside cependant dans leur intégration de la messagerie instantanée : il est en effet possible, à la notification d’un nouveau message d’un contact dans Empathy, de répondre directement dans celle-ci (voir ci-dessous), et ce sans perdre de vue encore une fois sa fenêtre en cours.
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Mais l’intérêt le plus visible de ces nouvelles notifications réside cependant dans leur intégration de la messagerie instantanée : il est en effet possible, à la notification d’un nouveau message d’un contact dans Empathy, de répondre ''directement'' dans celle-ci (voir ci-dessous), et ce sans perdre de vue encore une fois sa fenêtre en cours.
  
 
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===La gestion des fenêtres===
  
 
==Ma machine pourra-t-elle exécuter GNOME 3 ?==
 
==Ma machine pourra-t-elle exécuter GNOME 3 ?==

Version du 29 avril 2011 à 13:15

Par : MohamedElmorabity
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Auteur / Éditeur : MohamedElmorabity

La nouvelle version de l’environnement de bureau GNOME est sortie le 6 avril 2011 et Fedora, fidèle à son crédo d’innovation, sera la première distribution à la proposer par défaut dans Lovelock. Placée sous le signe de l’ergonomie et de l’efficacité, cette version introduit, au travers du gestionnaire de fenêtres GNOME Shell, un nouvel environnement utilisateur élégant et original. Nous vous proposons, au travers de sept questions que vous pourriez vous poser, un tour d’horizon de GNOME 3 qui vous aidera à mieux l’appréhender.

Pourquoi une nouvelle version ?

L'environnement de bureau GNOME est indéniablement populaire, au point d’être le bureau par défaut de nombreuses distributions Linux majeures, voire d’être considéré de facto comme le bureau Linux par excellence. Cependant, son design, du moins tel qu’on le connaissait jusqu’ici avec GNOME 2, avec un panneau applicatif en haut de l’écran et une liste de fenêtres en bas (voir figure ci-dessous), n’avait guère évolué depuis sa première version publiée en 2002. Le poids des années s’est donc fait sentir pour GNOME tandis que d’autres environnements majeurs, qu’ils soient libres (KDE par exemple) ou propriétaires (Aero pour Windows ou Aqua pour Mac OS X), se sont entretemps renouvelés. De plus, à l’heure où les écrans tactiles deviennent de plus en plus accessibles, force est de constater que l’interface de GNOME 2 n'était guère faite pour ce type de périphériques.

GNOME 2 et son interface (ici GNOME 2.32 sous Fedora 14)

Par ailleurs, de l’aveu même de ses développeurs, GNOME 2 souffrait de quelques défauts nuisant à son ergonomie (*), particulièrement pour les néophytes  :

  • la liste de fenêtres, dans laquelle il devenait difficile d’identifier une application particulière ouverte dès qu’il y en a plus de quatre ;
  • les espaces de travail, qui, en dépit de leur utilité, étaient souvent dédaignés par les utilisateurs novices ;
  • le menu applicatif, depuis lequel lancer une application n’était peut-être pas aussi intuitif qu’on pourrait espérer d’un des éléments les plus importants de l’environnement, avec ses multiples imbrications ;
  • la personnalisation des tableaux de bord, notamment à travers l’ajout d’applets ou la possibilité de les placer n’importe où sur le bureau, superflue au regard du peu de gain retiré par les utilisateurs.

Outre ces défauts d’ordre ergonomique, la conception par trop modulaire de GNOME 2, loin d’apporter dans le cadre du développement d’un environnement de bureau une robustesse et une flexibilité supposées, nuisait également à la cohérence de ses différents composants : GNOME 2 était en effet la réunion de plusieurs programmes tels que le tableau de bord GNOME Panel, le gestionnaire de fenêtres Metacity, le navigateur de fichiers Nautilus ou encore les divers services visibles au travers des icônes dans la zone de notifications (NetworkManager par exemple). Chacun de ces composants avait été conçu indépendamment des autres et ne se comportait pas forcément de façon homogène avec l’ensemble de l’environnement, nuisant au final à l’harmonie de GNOME 2 (*).

Il apparut dès lors clairement aux développeurs de GNOME qu’une réponse efficace et rapide à ces problématiques ne pouvait s’exprimer au travers d’une évolution de GNOME 2, mais par une réécriture complète de l'environnement dans le cadre d’une nouvelle version majeure. Les développements autour de GNOME 3 ont ainsi été initiés dès la fin 2008, en parallèle de ceux de GNOME 2.

À quoi ressemble GNOME 3 ?

Refondre complètement l’interface de GNOME selon les paradigmes énoncés plus haut a constitué à juste titre un défi énorme pour tous les contributeurs du projet GNOME. Si le risque pour ces derniers était grand de dérouter nombre d'utilisateurs conditionnés par l’interface de GNOME 2, voire de les perdre, le pari a néanmoins été pris de proposer une nouvelle expérience graphique avec en contrepartie un bureau plus intuitif, plus simple et plus efficace pour tous.

Le résultat de ce travail de longue haleine est GNOME Shell, intégré au cœur même de GNOME 3, qui se substitue non seulement à GNOME Panel, mais fait également office de gestionnaire de fenêtres : il est en effet bâti comme une extension de Mutter, un gestionnaire de fenêtres basé sur le vénérable Metacity (*) et s’appuyant sur la bibliothèque Clutter (*), tirant ainsi profit de l’accélération 3D de la carte graphique pour le rendu. GNOME Shell répond ainsi à la fragmentation de GNOME 2 en modules hétéroclites. Particularité de GNOME Shell, celui-ci est écrit en C ainsi qu’en Javascript et s’appuie aussi sur des feuilles de style CSS pour définir son apparence.

Nous explorerons plus en détail dans la suite les différentes facettes de GNOMEShell.

Le tableau de bord

GNOME Shell, au cœur de GNOME 3

Ainsi qu’on peut le voir sur la figure ci-dessus, GNOME Shell comporte un unique tableau de bord statique, composé de trois parties :

  • à gauche, un bouton Activités permettant d’accéder à la vue des activités, que l’on découvrira plus loin ;
  • au centre, une horloge, qui donne accès d’un clic à un calendrier (voir ci-dessous), synchronisé comme dans GNOME 2 avec les agendas configurés dans Evolution ;
L’applet « calendrier » de GNOME Shell
  • à droite enfin (voir ci-dessous), une zone de statut donnant accès :
    • GNOME3Accessibilite.png à la configuration des outils d’accessibilité (voir la question Quid de l'accessibilité ?) ;
    • GNOME3Son.png aux paramètres du son (au travers de PulseAudio) ;
    • GNOME3Bluetooth.png au Bluetooth, le cas échéant ;
    • GNOME3Reseaux.png aux réglages réseau (via NetworkManager) ;
    • GNOME3Energie.png à la gestion de l’énergie, sur les PC portables notamment ;
    • GNOME3Utilisateur.png aux préférences utilisateurs enfin ; ces dernières sont rassemblées au sein d’un menu permettant entre autres à l’utilisateur de définir son statut de messagerie, d’accéder aux préférences de GNOME, de fermer sa session ou mettre en veille prolongée sa machine (notez que pour l’éteindre, une pression sur [Alt] fera apparaître une entrée à cette fin dans le menu).
La zone de statut et le menu utilisateur de GNOME Shell

Les activités

GNOME 3 implémente, au travers de GNOME Shell, le concept d’activités : il s’agit ici non plus de considérer l’utilisation du bureau en fonction des applications lancées ou des documents ouverts mais selon ce qu’on souhaite faire, en regroupant les outils à cette fin par activités. Vincent Untz, une des figures du projet GNOME, résume d’ailleurs ainsi ce point de vue (*) :

Ce que veulent les utilisateurs, ce n’est pas « utiliser » un environnement de bureau ! Ce qu’il veulent, c’est surfer sur le Web, lire leurs courriels, discuter en ligne, écouter de la musique, rédiger leur correspondance, créer du contenu, etc. Voilà ce qui doit nous guider ! Nous voulons rendre GNOME moins envahissant, plus intuitif, plus cohérent, ceci afin de faciliter la vie de nos utilisateurs.

Ce concept est donc visible dans GNOME Shell au travers d’une vue dédiée, accessible soit à la souris en pressant le bouton Activités en haut à gauche de l’écran, soit en déplaçant simplement sa souris dans ce coin, soit encore au clavier avec le raccourci [Alt] [F1] ou la touche [Super] du clavier. Cette vue, déjà représentée plus haut, se décompose en quatre parties.

Le dash

Le dash d’applications, à la gauche de la vue, joue un double rôle en permettant à la fois :

  • de lancer ses applications favorites, jouant ainsi le rôle d’une barre de raccourcis ;
  • d’accéder aux applications déjà ouvertes, se substituant à la liste des fenêtres que l’on retrouvait dans GNOME 2 ; les applications déjà en cours d’exécution sont entourées d’un halo lumineux pour les distinguer des lanceurs.

On notera d’ailleurs la similitude de ce dash en termes d’utilisation avec la barre de tâches de Windows 7.

La vue des fenêtres

La vue des activités s’ouvre par défaut sur celles des fenêtres : toutes les fenêtres ouvertes sont organisées en mosaïque, d’un simple coup d’œil. Il est également depuis cette vue de fermer les fenêtres en survolant à la souris la fenêtre à clôturer et en cliquant sur la croix apparaissant dans le coin droit de la miniature.

C’est par le biais des bureaux virtuels, accessibles aussi depuis cette vue, que le concept d’activité prend également son sens : on trouve en effet sur la droite un volet surgissant au passage de la souris dessus, listant le bureau courant ainsi que ceux créés par l’utilisateur. D’un simple glisser-déposer de la miniature d’une fenêtre ouverte vers ce volet, on crée ainsi un nouveau bureau dynamiquement. Chaque bureau peut ainsi être dédié à une activité, par exemple un bureau pour la navigation Internet, un autre pour la correspondance, ou encore le développement, etc. Pour naviguer entre les bureaux au clavier, vous pourrez utiliser le raccourci [Ctrl] [Alt] [↓] pour accéder au bureau suivant, ou [Ctrl] [Alt] [↑] pour le précédent.

La vue des applications

Cette vue rassemble toutes les applications graphiques, identifiées par leur icônes (voir ci-dessous) ; comme dans le dash, celles en cours d’exécution sont auréolées d’un halo. Un menu à droite permet de filtrer les applications par thème, les mêmes que ceux déjà disponibles dans le menu applicatif de GNOME 2.

L’ajout d’applications favorites dans le dash se fait par ailleurs depuis cette vue, d’un simple glisser-déposer d’une icône d’application vers le dash.

La vue des applications

La recherche d'activités

Dernier élément constitutif de la vue des activités, un champ, en haut à droite de celle-ci, permet la recherche de ses activités, parmi les applications disponibles, les raccourcis et les fichiers ouverts récemment. Au fur et à mesure de la saisie des termes de recherche, la vue se met à jour en fonction des éléments trouvés (voir figure ci-dessous). Notons les deux boutons au bas de la vue, permettant aussi via ce champ le lancement d’une recherche sur Google ou Wikipedia, le résultat de la recherche s’ouvrant dans le navigateur.

La recherche d’activité en pleine action

Les notifications

Le système de notifications de GNOME Shell a été conçu de telle façon à ce que celles-ci perturbent le moins possible l’utilisateur dans son activité, tout en étant suffisamment visibles et accessibles. Ainsi toute notification apparaîtra subtilement en bas au centre de l’écran — là où l’utilisateur risquera le moins de cliquer dessus par accident, là également où il ne risquera pas d’interagir involontairement avec un élément du bureau en voulant sélectionner la notification —, son contenu étant dévoilé d’un survol dessus à la souris (voir ci-dessous).

Une notification « surgissante » de Rhythmbox


Si elle n’est pas traitée avant qu’elle s’éclipse, elle n’est pas perdue pour autant puisqu’elle est conservée (selon un mécanisme de pile) en bas à droite de l’écran, dans une zone dédiée (voir ci-dessous), surgissant également par passage de la souris dans ce coin. On retrouvera d'ailleurs à cet emplacement les icônes d'état d'applications, qui se font finalement plus discrètes au profit des notifications, toujours dans l'optique de laisser l'utilisateur avant tout se concentrer sur ses tâches.

La zone de notifications de GNOME Shell

Mais l’intérêt le plus visible de ces nouvelles notifications réside cependant dans leur intégration de la messagerie instantanée : il est en effet possible, à la notification d’un nouveau message d’un contact dans Empathy, de répondre directement dans celle-ci (voir ci-dessous), et ce sans perdre de vue encore une fois sa fenêtre en cours.

Une notification de nouveau message

La gestion des fenêtres

Ma machine pourra-t-elle exécuter GNOME 3 ?

Retrouverai-je mes applications GNOME favorites ?

Quid de l’accessibilité ?

Comment personnaliser mon environnement ?

Pourrai-je retrouver l’ancienne interface de GNOME ?

Le projet GNOME a décidé de ne pas maintenir la branche 2 de l’environnement pour mieux se concentrer sur les prochaines versions de GNOME 3. Si certaines distributions Linux projettent néanmoins de continuer à maintenir et proposer à l’installation la dernière version 2.32 de GNOME 2, il n’est en revanche pas dans les intentions du projet Fedora de fournir GNOME 2 en parallèle de GNOME 3, conformément à sa politique d’innovation constante.